lesquatresaisons

Et dans la catégorie: « Les coups de coeur de Corinne, ma bibliothécaire préférée », au programme aujourd’hui: Les Quatre saisons de l’été!

Précisons au passage, honte à moi, que je ne connaissais pas l’auteur.

Les 4 saisons de l’été » représentent les quatre âges de la vie vécus un 14 Juillet 1999, (le dernier de la création si l’on en croyait tous les illuminés que cette joyeuse Terre porte en elle), sur les plages du Touquet.

Autres fils conducteurs que le lecteur n’aura aucun mal à suivre tant ils nous seront serinés : la ritournelle Hors Saison de Cabrel , le langage des fleurs ( chaque partition portant d’ailleurs le nom d’une fleur de circonstance )et bien sûr celui des amours à la plage ( ahou tchatcha tcha).

Quatre saisons, quatre personnages aux travers de quatre histoires- Pimprenelle, Eugénie Guinoisseau, Jacinthe et Rose.

Le printemps c’est l’histoire de Louis, 15 ans, qui est amoureux de Victoire qui elle, ne partage pas ses sentiments.

L’été c’est Isabelle, une femme de 35 ans qui vit seule mais retrouve son premier amour, Jérôme. Mais c’est bien connu les histoires d’amour finissent mal… en général. Et surtout avec cette pauvre et touchante Isabelle.

L’automne, c’est Monique qui à 55 ans a décidé de s’offrir une dernière aventure . Là, je vais faire ma vilaine mais je m’attendais à la fin qui se voulait choc j’imagine.

L’hiver, c’est un couple âgé toujours très lié qui a décidé de terminer sa vie ensemble. Un court dénouement clôt ce livre pour nous dire ce que les personnages sont devenus.

Les personnages de ces quatre histoires apparemment indépendantes vont se croiser et leurs destins se compléter.

Une lecture agréable, qui donne parfois dans le cliché mais qui réchauffe le coeur en hiver.

Le Pitch:

Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Les premières lignes:

PIMPRENELLE

Cet été-là, Cabrel chantait Hors Saison et tout le monde chantait Cabrel.

Cet été-là avait rapidement été là. Dès le dernier week-end de mai en fait, lorsque la température était montée d’un coup, jusqu’à vingt degrés. On avait alors entendu les premiers rires dans les jardins clos, les toux sèches à cause des premières fumées grasses des barbecues, et les cris des femmes surprises au soleil, à demi nues. On aurait dit des piaillements d’oiseaux. On aurait dit que tout le village était une volière.

Et puis les hommes avaient commencé à se retrouver le soir, dans la fraîcheur, à boire les premiers rosés, bien glacés, pour tromper l’alcool, endormir les maléfices, et pouvoir en boire davantage. Et l’été avait vraiment commencé.

Cet été-là, il y avait Victoire. Et il y avait moi.

Victoire avait les cheveux dorés, les yeux d’émeraude, comme deux petits cabochons, et une bouche aussi pulpeuse qu’un fruit mûr. Ma plus belle victoire, disait son père en riant, ravi de son bon mot.

Elle n’était pas encore la mienne, mais je m’en approchais. Doucement.

Victoire avait treize ans. J’en avais quinze.

Au fil des pages:

Quelques années plus tard, j’ai rencontré un mari. Ne riez pas. Bien sûr qu’il était charmant. Beau même. De cette beauté que, nous les femmes, décelons chez un homme, lorsque nous avons faim. Il avait le regard, la voix, les mots maladroits ; il avait tous les pièges. Et après quelques nuits d’amour, quelques fièvres et autres douceurs, violences et baumes, je suis tombée enceinte. N’est-ce pas qu’ils sont drôles les mots. On tombe amoureuse, puis on tombe enceinte, puis on tombe de haut.

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