--Danse-de-Mort---de-PRESTON---CHILD

Danse de Mort est, rappelons le second volume de la Trilogie dite de Diogène. Faut dire que dans Le Violon du Diable, le fameux Diogène, honni frère de notre chouchou d’Aloysius, n’est qu’un nom, parfois mentionné, jamais développé ( enfin ça c’est ce que l’on croyait, parce qu’en fait l’ombre du vilain frère hante les aventures italiennes, mais chut!).

Ouiii parce que j’ai oublié de vous dire, mais bon, z’êtes pas niais non plus, Pendergast ( le notre ), n’est pas mort emmuré dans un château : non, non, non…

Là, enfin, on est au coeur de leur haine fraticide dont l’origine restera un mystère, tout du moins à ce stade. Diogène Pendergast est l’ennemi ultime, celui qui connait sa proie mieux que quiconque et dont la cruauté n’a d’égale que la vanité. Plus méchant que le plus méchant des méchants….

Une famille de malades vous dis-je: tous autant cinglés que meutriers! Junior va scrupuleusement éliminer tous les proches et mais de notre héros, avec brio, tout en essayant de faire porter le chapeau à son frère, sinon, hein? c’est moins marrant.

La pièce maîtresse de son piège diabolique étant l’enlèvement de la douce Viola Maskelene: mais pourquoiiiiiiii????

Par contre, et ça commence à devenir une habitude chez notre duo d’auteurs, les références aux volumes précédents, à travers une multitude de personnages secondaires tous aussi riches les uns que les autres, risque de de rendre Danse de Mort, tout seul comme ça, à sec, probablement inutilement complexe: à réserver aux fans donc.

Un très bon Preston and Child, dont la fin ouverte est très réussie.

Le Pitch:

« Mon cher Vincent, si vous lisez ces lignes, cela signifie que je n’ai pas survécu… »
L’inspecteur Pendergast du FBI est donc mort ! Et c’est d’outre-tombe qu’il confie à son ami, le lieutenant D’Agosta, la mission d’empêcher un être démoniaque de commettre le forfait suprême, l’apothéose de sa carrière criminelle. Mais comment D’Agosta pourra-t-il, seul, et en sept jours, déjouer un crime dont il ignore tout ? Et comment lutter contre un adversaire supérieurement intelligent : Diogène, le propre frère de l’inspecteur ? Qui le premier quittera le bal ?

Les premières lignes:

Les paupières de Dewayne Michaels pesaient des tonnes, ses tempes bourdonnaient et sa langue était pâteuse, mais il faisait tout pour donner l’impression de s’intéresser à ce que disait le prof. Il était arrivé en retard, l’amphi était bondé et la seule place encore libre se trouvait au deuxième rang, pile en face du prof.
Génial.
Dewayne suivait des études d’ingénierie électrique et il s’était inscrit à ce cours-là par facilité, comme tous ses condisciples depuis des lustres. «Littérature anglaise – Une perspective humaniste». Une unité que n’importe quel abruti obtenait les doigts dans le nez, sans ouvrir un bouquin. Le prof habituel, un vieux fossile du nom de Mayhew, faisait cours d’une voix monocorde, quittant rarement des yeux les mêmes notes jaunies qu’il conservait depuis quarante ans. Un raseur de première, capable d’endormir un hypnotiseur, dont la principale qualité était de donner chaque année le même sujet à l’examen. Quelle mouche avait bien pu le piquer de se faire remplacer ce semestre-là par un universitaire de haut vol, un certain Torrance Hamilton ? Les pontes de la fac en avaient plein la bouche, on aurait pu croire qu’Eric Clapton avait accepté de venir jouer à la fête de fin d’année.
Dewayne, les fesses endolories, s’agita sur son siège en plastique et jeta un coup d’oeil furtif autour de lui. Les autres, une majorité de petits bourges, prenaient studieusement des notes sur leurs ordinateurs portables quand ils n’enregistraient pas le cours à l’aide d’un magnétophone miniature, suspendus aux lèvres du prof. Jamais l’amphi n’avait été aussi plein, et pas un seul élève d’ingénierie électrique en vue.
Quelle merde…

Au fil des pages:

Il avait eu le nez fin. L’affaire Duchamp était un cadeau du ciel. Un gros coup, avec tous les ressorts dramatiques dont un journaliste pouvait rêver. Les gens ne parlaient que de ça dans toute la ville. Et pour cause ! Un peintre inoffensif, assassiné sans raison apparente, poussé depuis la fenêtre de son appartement avec une corde autour du cou, avait eu la bonne idée de s’écraser sur la verrière d’un restaurant français à la mode, le tout en plein jour et sous l’œil horrifié de centaines de témoins.

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