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« J’ai envie de te sucer »: bon, ben voilà, le ton est donné; c’est foutu, j’aurais beau vous dire que la Confrérie de la Dague Noire, ce n’est pas que du-cul-du-cul-du-cul je sens bien que ma crédibilité en prend un coup, bref…

Il faut dire que malgré toute l’affection que j’ai pour ces valeureux guerriers tout de cuirs vêtus, L’Amant Déchainé  ne brille pas par la complexité des intrigues qui y sont développées: point de plan diabolique de la part des vilains-pas-beaux Eradiqueurs, point de stratégies sympathes  et tutti quanti; non, non, que nenni, ici tout ( et dieu seul sait que 600 pages et des brouettes c’est long ), tout tourne autour des amours contrariées de Souffhrance et d’un chirurgien humain au nom des plus improbables: Manuel (dit Manny) Manello.

Allez, j’exagère un brin parce qu’on suivra quand même les démêlés conjugaux de Viszs et Jane (la rechute de ce dernier dans ses travers sado-maso, les affres de la conscience professionnelle de notre jolie fantômette ), et les errements sentimentalo-sexuels de Vhif ( oui, j’aime Blay,je le désire de toutes les fibres de mon corps musculeux mais bon c’est mon poto et gnanani et gnanana).

Tiens, y a aussi l’apparition d’une nouvelle meute de super-méchants regroupés autour d’un autre rejeton de l’immonde Saigneur, Xcor; sauf que Xcor et ses ( 8? ) salopards en quête de vengeance et de  pouvoir s’avéreront aussi dangereux et sanguinaires qu’un troupeau de bisounours ( mais chut…)

Un pavé de soupirs, de gémissements, de léchouilles, de membres tendus de chez tendus, de flots de semence… mais point de pénétration, ou si peu.

L’Amant Déchainé n’est donc pas le meilleur opus de la série, loin s’en faut  ( de nombreuses maladresses, des tics langagiers franchement relous et au risque de me répéter, un scénario d’une pauvreté navrante ) mais bon…. ça se lit quand même… ça émoustille la ménagère en mode crocs blancs.

L’hiver est long, on se réchauffe comme on peut 😉

Le pitch:

Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.

Souffhrance est faite de la même étoffe ténébreuse et séductrice que son frère jumeau Viszs. Emprisonnée durant des centaines d’années par sa mère la Vierge scribe, cette force de la nature risque de succomber à de terribles blessures lorsqu’elle parvient enfin à se libérer. Seul Manuel Manello, le chirurgien humain, peut la sauver. Mais alors qu’entre eux la passion fait des étincelles, une dette vieille de plusieurs siècles va rattraper Souffhrance, menaçant son amant et sa vie.

Les premières lignes (protocole exclu) qui donnent le ton:

Queens, New York,

de nos jours

— J’ai envie de te sucer.

Le docteur Manny Manello tourna la tête à droite et observa la femme qui venait de lui parler. Ce n’était vraiment pas la première fois qu’il entendait ces mots, et la bouche qui les avait prononcés était certainement assez siliconée pour faire un bon coussin, mais c’était quand même une surprise.

Candace Hanson lui sourit et rajusta son chapeau à la Jackie Kennedy de sa main manucurée. Apparemment, elle avait décidé qu’associer un air distingué à des propos salaces était séduisant… et c’était peut-être le cas pour certains mecs.

Merde, à une autre époque de sa vie, il l’aurait probablement prise au mot, en appliquant sa théorie du « après tout, pourquoi pas ». Mais aujourd’hui, il la rangeait plutôt dans le dossier « non, pas vraiment ».

Nullement découragée par son manque d’enthousiasme, elle se pencha en avant, lui dévoilant des seins qui défiaient à ce point la gravité que cela en était insultant pour cette dernière.

— Je sais où on pourrait aller.

Il l’aurait parié.

— La course va commencer.

Elle fit la moue. À moins que ce soit simplement l’impression que donnait le gonflement de ses lèvres après l’injection. Mon Dieu, une décennie plus tôt elle avait probablement été mignonne ; à présent les années lui avaient ajouté une couche de désespoir, en plus du processus normal de vieillissement à base de rides qu’elle combattait comme une boxeuse.

— Après, alors ?

Au fil des pages:

Quand il atteignit la porte d’entrée, le vampire était sur ses talons, et Manny transféra ses affaires dans sa main gauche.
Un rapide demi-tour et il balança son poing droit, le levant d’un coup sec en un arc de cercle parfaitement calculé pour frapper la mâchoire du type.
Crac. L’impact fut brutal et la tête de ce salaud bascula en arrière sous le choc.
Le vampire redressa la tête et grimaça en grognant, mais Manny ne voulait rien savoir.
_ Çà, c’est pour t’être foutu de ma gueule.
Le mâle passa le dos de sa main sur sa bouche ensanglantée.
_ Joli crochet.
_ Je t’en prie, répondit Manny en sortant de son appart.
_ J’aurais pu l’arrêter à tout moment. Juste histoire de mettre les choses au point.
Sans le moindre doute, c’était vrai.
_ Oui, mais tu ne l’as pas fait, hein ? (Manny avança jusqu’à l’ascenseur, appuya sur le bouton descendre et jeta un regard furieux par-dessus son épaule.) Donc çà fait de toi un cinglé ou un masochiste.
Je te laisse choisir.
Le vampire se rapprocha.
_ Fais attention, humain, tu ne vis que parce que tu m’es utile.
_ C’est ta soeur ?
_ Ne l’oublie pas.
Manny sourit de toutes ses dents.
_ Alors il y a quelque chose que tu dois savoir.
_ Quoi ?
Manny se mit sur la pointe des pieds et regarda l’enfoiré, les yeux dans les yeux.
_ Si tu crois que tu as envie de me tuer en ce moment, ce n’est rien comparé à ce que tu vas ressentir quand je la verrai.
Il bandait presque rien qu’en songeant à la femelle.

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