etjedanse

Mais comment diable Et je danse, aussi s’est -il retrouvé dans mes lectures? A part la patte de Moumou ( oui c ‘est comme ça, quand j’aime, je trouve un surnom débilisant au possible, y  compris à ce cher Jean-Claude Mourlevat): la couverture ne m’inspirait mais alors, rien de rien et le titre encore moins; sauf que, sauf que…

C’était sans compter sur l’oeil expert de ma bibliothécaire préférée qui me l’avait d’office réservé; au début, je me suis dit: hein? mais c’est quoi ce truc que je n’ai absolument pas demandé, il doit y avoir erreur…puis j’ai lu le pitch, me suis un peu renseignée et là j’ai mesuré le talent de cette femme: parce que pour arriver à deviner que j’allais adorer sans me connaitre non plus à fond, avec les goûts  zarbis que j’ai, elle a fait fort! Un énoooorme merci à elle donc!

Alors, oui, ça fait forcément penser à Quand souffle le Vent du Nord ou La Septième Vague, de Daniel Glattauer dans la série roman épistolaire moderne (comprenez par mails), mais en fait, en ce qui me concerne, c’est mieux: parce que déjà, ce n’est pas une traduction ce qui joue question qualité de l’écriture, non?

Ensuite, j’ai trouvé davantage d’humour dans les échanges entre Pierre – Marie Sotto, romancier à succès en panne d’inspiration et et une certaine Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune »; échanges provoqués par l’envoi d’un mystérieux pli par cette dernière.

Et puis il y a le suspense: bon sang, mais il y a quoi dans cette grande enveloppe cartonnée… qu’est-ce qu’elle peut bien avoir à cacher cette si attachante Adeline? Pierre-Marie sortira t-il des griffes de sa « number one fan » nymphomane? Et qu’est devenue Vera, l’irremplaçable épouse numéro 4 de notre tombeur de romancier? La résolution de ces énigmes trouveront un dénouement efficace quoiqu’un peu tiré par les cheveux: mais on s’en fout, on a rêvé, notre coeur s’est emballé.

Un roman léger qui donne envie de rire et de pleurer, de danser aussi ! A lire sans modération! ( pas de risque d’entorse de neurones 😉 )

 

Le Pitch:

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre.

Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets.

Ce livre va vous donner envie de chanter, d’écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d’écouter le Jeu des Mille Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de refaire votre terrasse.

Ce livre va vous donner envie d’aimer. Et de danser, aussi !

Les premières lignes:

De : Pierre-Marie Sotto
À : Adeline Parmelan

Le 24 février 201 3

Chère Madame Parmelan,
Rentrant de voyage ce samedi, je trouve dans ma boîte aux lettres cette volumineuse enveloppe portant votre adresse mail au dos. Je suppose qu’il s’agit d’un manuscrit. En ce cas, je vous remercie de la confiance que vous me témoignez, mais je dois vous informer que je ne lis jamais les textes qu’on m’envoie. C’est le travail des éditeurs. Pour ce qui me concerne, je ne suis qu’écrivain et j’ai bien assez de mal avec ma propre écriture pour avoir la prétention de juger celle des autres.

Je n’ai donc pas ouvert votre enveloppe. Je vous la retournerai dès lundi à votre adresse postale si vous me la communiquez. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

Bien cordialement.
Pierre-Marie Sotto

De : Adeline Parmelan
À : Pierre-Marie Sotto

Le 24 février 2013

Cher Monsieur Sotto,
Je vous remercie d’avoir pris la peine de m’écrire dès votre retour de voyage, même si votre réponse m’a beaucoup déconcertée. Pour tout vous dire, j’étais certaine que vous alliez décacheter mon enveloppe. Mais réflexion faite, je comprends : votre notoriété doit vous attirer toutes sortes de demandes ennuyeuses, et vous avez raison de vous en protéger. Puisque vous avez eu la gentillesse de m’envoyer un message, je me permets de vous préciser que le contenu de l’enveloppe n’a rien d’ordinaire. Et, bien qu’étant l’une de vos admiratrices, je crois pouvoir affirmer que je ne suis pas une lectrice comme les autres.

En comptant sur votre curiosité et en espérant ne pas vous paraître trop insistante.

Avec toute mon admiration.
Adeline Parmelan

Au fil des pages:

Adeline, pensez-vous qu’un homme puisse vivre huit ans auprès d’une femme aimée, partager avec elle ses jours et ses nuits, prendre avec elle ses petits déjeuners, ses repas de midi et ceux du soir, faire les courses avec elle, aller au cinéma avec elle, commenter l’actualité avec elle, faire l’amour avec elle, prendre des bains de soleil avec elle, faire la sieste avec elle l’après-midi, parler de littérature avec elle, observer le chat et se moquer de lui, faire la cuisine, faire des quiches lorraines, presser des jus de fruits, changer les papiers peints d’une chambre, plier des draps, écouter de la musique dans la voiture la nuit en roulant, emmener avec elle un des enfants à l’hôpital, le veiller avec elle, le ramener quelques jours plus tard et fêter avec elle le retour de cet enfant à la maison, essayer des lunettes de soleil avec elle, l’emmener chez le coiffeur et attendre en marchant dans la rue que ce soit fini, l’appeler au téléphone pour lui dire qu’il est bien arrivé quand il s’en va quelque part, attendre son coup de téléphone à elle pour qu’elle lui dise qu’elle est bien arrivée quand elle s’en va quelque part,
tout ça pendant des années et un jour s’apercevoir que sans doute elle le trompe ?

Oui, sans doute qu’elle le trompe, puisqu’elle disparaît sans rien dire à personne. Et elle ne dit rien à personne parce que c’est impossible à dire. Et qu’il vaut mieux juste partir plutôt qu’essayer de dire cette chose indicible.
Pensez-vous, Adeline, qu’une femme peut avoir cette force de cacher si longtemps puis de partir comme ça ?
Parle-moi… Parce que si tu te tais, c’est moi qui vais parler, poussée par le silence, et ce que je te dirai renversera les murs et la maison tout entière.

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