LA SEP~1Ahhhh… J’avais tellement aimé Quand Souffle du Nord, souvenez vous! Et j’étais tellement sûre que la magie allait    à nouveau opérer… Et puis pof: pof comme un corps tombant mollement dans une piscine de clichés et de lieux communs!

Si dans l’épisode précédent Emmi avait ses petits côtés irritants, elle est ici proprement insupportable: une vraie chieuse,    comme seuls les hommes peuvent créer. Léo, ce si cher Léo perd de son mystère, de son charisme, page après page: tellement faible, manipulable… Son délire sur le cadeau-point de contact est    juste complètement gnan-gnan ( et c’est pourtant un grand coeur d’artichaut qui vous dit ça!). Et le pire, c’est le final: si convenu, si attendu…

Question originalité, forcément, le second volume est moins marquant, ça, passe encore, mais certains    passages donnent tellement dans la mail-attitude que c’est juste complètement artificiel; dommage… Bon, bien sûr, La Septième Vague se laisse lire,facilement même et le lecteur n’a aucune peine à se replonger dans cet imbroglio    sentimentalo-épistolaire, mais comme dirait l’autre, c’est un peu court, jeune homme!

Bon ben voilà, pas mieux: le second coup de foudre n’aura pas lieu… et c’est bien triste…

Le Pitch ( présentation de l’éditeur ):

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l’unissait en esprit avec    Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d’avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d’amour où l’on ne connaît pas le visage de l’autre ? Où l’on rêve    de tous les possibles ? Où l’on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? « Pourquoi veux-tu me rencontrer ? » demande Léo, inquiet. « Parce que je veux que tu en    finisses avec l’idée que je veux en finir » répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l’amour courtois et les pièges de la communication moderne, la    farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s’esquiver pour mieux… s’aimer !

Les Premières Lignes:   

Trois semaines plus tard.

Objet: Bonjour.

Dix secondes plus tard.

 Rép:ATTENTION. ADRESSE MAIL MODIFIEE. LE DESTINATAIRE NE PEUT PLUS REGARDER CETTE BOITE. LES NOUVEAUX    MESSAGES SERONT AUTOMATIQUEMENT EFFACES. LE MANAGER DU SYSTEME EST A VOTRE DISPOSITION POUR PLUS D’ INFORMATIONS.

Au fil des pages:

Chère Emmi, sur la paume de ma main gauche, à l’endroit de ce point de repère, un incident s’est produit cette après-midi    dans un café, il devait être environ 16 heures. Ma main a voulu attraper un verre d’eau. Mes doigts d’une autre, d’une délicate main ont jailli face à elle, ont tenté de freiner, tenté de se    dérober, d’éviter la collision. Ils y sont presque arrivés. Presque. La douce phalange d’un doigt en mouvement s’es posée pendant une fraction de seconde sur la paume de ma main tendue vers le    verre. il y a eu un tendre frôlement. Je l’ai conservé. Personne ne peut me le prendre. Je te sens. Je te connais. Je te reconnais. Tu es la même. Tu es une seule et même personne. Tu es vraie.    Tu es mon point de repère. Dors bien.

Publicités